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PATRIMOINE

PATRIMOINE COMMUNAL


Une vingtaine de châteaux, manoirs, gentilhommières et autres vieilles demeures, quinze chapelles, prieurés ou simples oratoires et encore cinq moulins, sans parler des multiples pigeonniers, fours à pain et autres témoins de son long passé : voilà un patrimoine d'une belle richesse et d'un grand intérêt architectural que recèle Veigné, paisible commune au cœur d'une Touraine séculaire et immuable...
Certes, beaucoup ont disparu au fil des siècles mais ce qui en subsiste suscitera sans doute l'étonnement et, souhaitons-le, l'attachement de la part des habitants de cette joliette cité des bords de l'Indre, la vallée des moulins par excellence !

GRAND MOULIN (dit ''Moulin Fonteyne'')

GRAND MOULIN (dit ''Moulin Fonteyne'')

Plan

Comme s'il se blotissait au pied d'un donjon, le bourg de Veigné s'est tout d'abord resserré autour de son ''Grand'' Moulin (''grand'' dans le sens de seigneurial), phare protecteur depuis plus de sept siècles et aujourd'hui symbole de la commune, propriétaire de lieux depuis 1981.
Longtemps les moines de l'abbaye de Cormery y firent tourner deux roues à farine avant que la terrible crue de Novembre 1770 ne renverse leur moulin ''banal'', autre terme en vigueur sous l'Ancien Régime pour désigner les annexes d'un fief : le nôtre était en effet la dépendance du prieuré Saint-Maixent, siège de la seigneurie de Veigné jusqu'à la Révolution.
C'est en s'inspirant au plus près du moulin de Beaumer, à Monts, qu'il venait d'élever sept ans auparavant pour le même commanditaire, que l'architecte Albert Bataille reconstruisit en 1874, sur les bases de celui du XVIII ème siècle, le Grand Moulin actuel pour Jacques Drake del Castillo, châtelain de Candé et député de Tours. Les machineries et engrenages conservés, ainsi que sa roue de 1927, font de l'endroit un véritable petit musée de la meunerie en Val de l'Indre.
Et le lavoir qui se dresse au bord de la rivière, devant le monumental édifice habillé de crépi rose vif, ajoute une touche de nostalgie pittoresque à l'entrée du bourg.
Il accueille de nombreuses associations et représente un carrefour d'animations grâce aux concerts, conférences, expositions et manifestations à thème qui s'y déroulent chaque année.
À ses côté se trouvent l'école de musique, l'Accueil Jeunes et le VICK, le club de Canoë-Kayak, qui est actuellement premier au niveau national.
Les vannages du Moulin est un site très recherché pour le canoë Kayak.

moulin

LA CHAMPIONNIERE

LA CHAMPIONNIERE

Plan

Passé le portail en fer forgé, vous emprunterez l'allée bordée de platanes et de résineux de grande futaie. Sur votre droite, vous apercevrez un châtaignier (de 25 m d'envergure et 8m50 de circonférence) qui trône dans la prairie. Cet arbre ''Remarquable'' dont nous ne connaissons pas l'âge, a du certainement être le témoin de nombreuses transformations des bâtiments de ce site.
Vers 1440, une forteresse existait et le Capitaine-Gouverneur du Château d'Artigny l'avait fait remplacer par un château, vers 1695.
De cette époque, il subsiste un pigeonnier circulaire appelé ''fuie ou fuye'' (classé à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques) que vous découvrirez à votre gauche. Il témoigne de la richesse certaine du propriétaire de l'époque.
Nicolas BRUNAULT de RIGNY, sieur de la GRANDMAISON (qui comparut en 1789 à l'Assemblée de la Noblesse de Touraine).
Le château détruit fut remplacé dans les années 1830, par un manoir. La chapelle qui avait été conservée fut démolie lors de cette nouvelle construction. Ses pierres auraient servi à édifier le château d'eau que l'on voit actuellement recouvert de feuillage.
Ce manoir (que nous qualifions aujourd'hui de ''Maison de Maître'') a donc été édifié sous Louis-Philippe 1er, avec une architecture d'inspiration ''Italienne''. Son entrée, en avancée et encadrée de deux colonnes portant le petit balcon du premier étage, le démontre.
La salle du pressoir date du XVIIIème siècle et les communs du siècle suivant. Autrefois la propriété vivait de la vigne et des pommiers.
Sous le manoir nous trouvons plusieurs caves voutées.
En 2003, la commune de Veigné a acheté cette propriété de 21 ha, dans l'espoir de lui donner une autre vie. Aujourd'hui tout espoir n'est pas vain, des études sont actuellement en cours. Un parcours découverte a vu le jour en 2010, permettant l’accès au parc à celles et ceux qui souhaiteront s’y ressourcer.
La dernière propriétaire occupante du manoir a été Mademoiselle Suzanne DELAUNAY (décédée en 2002).

Le parc de la Championnière est ouvert : de l’été à l’automne chaque année.
-les mercredis 10 h à 17 h.
-le samedi de 10 h 15 à 18 h 45 et le dimanche de 9 h à 18 h 45.
Gratuit et ouvert à tous

championniére

L'ARBRE REMARQUABLE

L'ARBRE REMARQUABLE

Plan

Le site de la Championnière se situe sur la commune de Veigné. Et plus exactement sur le plateau nord de celle-ci en périphérie du hameau de la roquille. Ce secteur offre encore un paysage bocager avec ses haies, bois ainsi que ses prairies et cultures. Ce domaine dont la commune est propriétaire couvre une surface totale de 21 hectares dont 9 hectares de boisement et 12 hectares comprenant bâtiments, dessertes et prairies.
Le châtaignier concerné se trouve sur la partie Nord-Est du domaine de la Championnière. On peut le distinguer aisément à droite en entrant par l'allée principale. Contrairement, aux arbres de peuplement celui-ci est nettement visible de la route, car sur cette parcelle le payasage est relativement ouvert.
On trouve sur le domaine plusieurs beaux sujets toutefois, un châtaignier se démarque de l'ensemble par l'envergure de son houpier (le houppier désigne les branches, les rameaux et le feuillage d'un arbre), la circonférence de son tronc ainsi que sa position dans la parcelle. Sur celle-ci, on dénombre 3 beaux châtaigniers dont celui concerné. Il s'agirait de châtaigniers greffés, mais malheureusement, la commune dispose de peu d'information et nous n'avons pas connaissance de l'âge de cet arbre.
Fiche technique :
- Nom commun : Châtaignier commun
- Nom latin : castanea sativa
- Port : champêtre
- Age : non identifier
- Hauteur du fût : ~ 2m50
- Envergure de frondaison : ~ 24m
- Circonférence : ~ 8m50 à 1m30
- Originalité : sa frondaison, sa circonférence, fût torsadé, son environnement
- Localisation : Nord-Est
- Identifiant : parcelle 129
- Statut de protection : aucun
- Etat sanitaire : il semble encore vigoureux (feuillaison et fructification abondante), présence d'encre dût au chancre, nombreuses cavités dans les branches, présence de lierre.
- Son histoire : on suppose qu'il était utilisé autrefois pour fournir diverses denrées aux résidents du domaine (surnom : arbre à pain) comme la farine pour le pain, la purée de marron ainsi que la confiserie.

arbre

ANCIEN PRESBYTERE

ANCIEN PRESBYTERE

Face au prieuré Saint-Maixent et à l'église, l'ancien presbytère de Veigné a été construit en 1769 pour le curé Charles-Augustin Barnabé, lointain cousin de l'Impératrice Joséphine et grand-oncle de l'écrivain tourangeau Jean-Nicolas Bouilly. A peine terminé, le bâtiment subit la fameuse crue de l'Indre du 27 Novembre 1770 : une marque du niveau des eaux alors atteint subsiste d'ailleurs gravée sur l'un des murs...
Peu après sa construction, afin d'orner cette jolie demeure, le Prince de Rohan donna au curé une suite de tapisseries représentant le Jugement de Pâris, hélas vendues en 1873 par son successeur, l'abbé Sorin, à la famille Vergé de La Guéritaulde.

presbitaire

DOMAINE de THORIGNY

DOMAINE de THORIGNY

Propriété privée.
Un polissoir mobile en grès blanc avec rainure et plage de polissage trouvé dans les bois du domaine témoignerait que ce site daterait de la préhistoire.
Cet ancien fief relevait de Montbazon et était connu au XIème siècle sous le nom de TORINEIUM. Au XVème siècle un manoir féodal est signalé.
De nombreux propriétaires se succédèrent puis en 1790, le Prince ROHAN-GUEMENE acheta ce domaine, mais connu des séquestres et des saisies de toutes ses propriétés suite à d'extravagantes dépenses et affaires désastreuses.
Cette grande propriété comprenait le château avec fuye, bâtiment de métairie, grange avec pressoir, cour, jardin, terres labourables, vignes, bois, landes et même les friches, le tout fut vendu à Louis François DAEN chevalier et seigneur d'Athée.
D'autres propriétaires se succèdèrent et avant la guerre de 1870 le domaine appartiendra à la famille LEBRETON de VONNE.
Durant cette guerre, les Prussiens occupèrent le château pour y installer une batterie de canons ; point stratégique car le domaine se situe sur une crête dominant la vallée de l'Indre.
Cette propriété se situe à l'ouest de Veigné, prendre un petit chemin ombragé qui donne sur la départementale vers Monts en venant des Gués de Veigné.
Au bout de ce chemin, à l'abri des regards, autour d'une cour fermée où trône un vieux puits à margelle ornée de 4 têtes de dragon, se trouve un ensemble de bâtiments datant du XVIème siècle nommé « le Vieux Thorigny ».
Protégé par une grande grille en fer forgé, une longue allée bordée d'arbres plus que centenaires mène au château.
En 1845, la famille TORTERUE de SAZILLY, alors propriétaire du domaine, le fit édifier en pierres de taille (type Charles X).
Sur sous-sol surélevé, il est constitué, dans sa partie centrale par un corps de bâtiment carré à deux étages, de part et d'autres se détachent deux pavillons à un seul étage.
Côté sud, on accède à ce rez de chaussée surélevé par deux escaliers devant de belles portes-fenêtres présentant des frontons triangulaires. On remarque à la base des toits une corniche à modillons.
A l'ombre du château et à l'abri des arbres se situe une chapelle.
En 1883, afin de répondre au dernier vœu de sa fille décédée en couche, Ch.Torterue fit construire cette chapelle en pierre et demanda au maître verrier L. FOURNIER de portraiturer les vitraux.
Sainte Elisabeth a le visage de sa fille défunte, d’autres visages de la Sainte Famille sont les portraits de différents membres de la famille Le Breton de Vonne.
L'explosion de la poudrerie du Ripault les détruisit en grande partie et le fils du créateur qui possédait encore les maquettes put les restaurer à l'identique.
La pierre d'autel provient de la Chapelle Saint Laurent.
Les familles de VONNE et WIART veillent à la préservation de ce domaine qu'elles occupent depuis de nombreuses générations.
Les technologies nouvelles ne vont pas épargner ce lieu car de nombreux arbres ont déjà disparu pour laisser place à la future ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) qui va traverser ce domaine.

thorigny

LE MOULIN FLEURI

LE MOULIN FLEURI

Propriété privée.
A l'extrême ouest de la commune, en allant vers Monts, tout au bout d'une petite route, c'est dans un cadre verdoyant que trône cette bâtisse.
Ce moulin est cité pour la première fois dans les archives à la date très précise du 20 mars 1592, et portait le nom de « ROULECROTTES ».
En effet, il se situe au bord du bras secondaire de l'Indre qui porte le même nom.
Roulecrottes, ce nom un peu particulier trahit le rôle d'égout que l'on attribuait très souvent jadis à ce type de ruisseau (Roule-Crottes). En 1668 ce ruisseau portait le nom de « Roulemasle »(« qui roule le mal ») Il a très peu gardé ce nom.
En 1749, Mme Camus de Beaulieu, dame de Beaupré le vent à Joachim-René Testard des Bournais, seigneur du Puy D'Artigny. Ce moulin restera durant presque deux siècles partie intégrante du Château d'Artigny et sera loué périodiquement à de nombreux meuniers.
En 1842-43 César Bacôt le reconstruisit sur le même emplacement de l'ancien bâtiment du XVIème siècle. Le vieux pont à deux arches de pierre qui existe encore aujourd'hui daterait du même siècle.
Le crépi du nouveau bâtiment de couleur rose-orangé (caractéristique des moulins du Val de l'Indre) lui donnera le nom de « MOULIN ROUGE ».
1882, le moulin brûle accidentellement (la poussière de farine mise en contact avec des meules en pierre est très inflammable). Les ruines furent alors vendues au meunier Jules SENTIER qui le reconstruisit en 1884. Il transforma l'appentis contre le pignon ouest en fournil, lui permettant ainsi de faire lui-même son pain (contrairement à l'usage respecté en France sous l'ancien régime qui interdisait à un meunier « d'être à la fois au four et au moulin »).
Dans la nuit du 10 au 11 décembre 1887, Jules SENTIER eut une fin tragique.
Alors qu'il revenait d'une foire à Tours, tout près de Thorigny, il dut arrêter sa calèche pour dégager le chemin encombré. Un inconnu lui a tirer dans la tête à bout portant, vraisemblablement pour lui voler sa recette.
Un certain Basille Rollenfant fut arrêté, mais faute de preuve il fut relâché et ce n'est qu'en septembre 1895 que l'arme du crime fut retrouvée au « village brûlé » et identifiée comme la sienne. Cet homme fut à nouveau arrêté et condamné en 1896 aux travaux forcés à perpétuité, suite à un procès qui passionna l'opinion publique de la région.
La famille Sentier continua l'exploitation du moulin puis le vendit à M.Challou qui lui-même le céda en 1912 au parfumeur milliardaire Monsieur François Joseph SPORTUNO dit « COTY ». Le moulin réintégrait ainsi le domaine du Château d'ARTIGNY.
En 1948, à sa cessation d'activité, après plus de 350 ans d'existence, le moulin fut vendu par la fille de M.Coty à un parisien, Marcel THIERRY qui le transforma en « hôtel-restaurant », en 1951.
Puis en décembre 1973, Alain et Martine CHAPLIN l'achètent et le rénovent en le rebaptisant « LE MOULIN FLEURI ».
Ce n'est qu'en 2010 qu'ils confient l'affaire à leur fils Michaël accompagné de son épouse Katia.
Tous deux perpétuent la bonne réputation de cet établissement au cœur de ce lieu champêtre.

moulinfleuri

CHAPELLE SAINT-LAURENT-DES-BOIS

CHAPELLE SAINT-LAURENT-DES-BOIS

Edifice privé.
Au IVème siècle, au nord-ouest de Veigné, une voie romaine venant de Tours traversait la forêt et franchissait sur un petit pont d'une seule arche (écroulé en 1990) le ruisseau Saint Laurent qui était alimenté par de nombreuses sources.
L'une d'elles était vénérée pour ses propriétés curatives et dédiée aux divinités païennes.
Cette source serait oubliée aujourd'hui si un nommé MARTIN n'était pas venu la bénir.
En effet, ce personnage, né en Hongrie, d'un père officier romain qui le voue à MARS, dieu de la guerre, fut très peu de temps soldat, ses armes seront « l'amour du prochain ».
Un geste charitable de sa part marquera les esprits de l'époque ; ce fut le partage de son manteau avec un pauvre mal vêtu.
Il exercera sur l'église des Gaules une influence considérable, organisera les premières paroisses rurales, fera construire des églises à l'emplacement des lieux de cultes païens. Il devient évêque de Tours, c'est ainsi qu'il vient un jour bénir la source de la Tremblaye, y édifier un oratoire dédié à Saint Laurent.
Cette modeste cabane fut remplacée par un édifice plus solide sur la fontaine.
Au XVIème siècle, une nouvelle chapelle fut construite et subsiste aujourd'hui, avec les vestiges de l'ancienne.
Cette chapelle « SAINT LAURENT » est constituée par une nef où l'on pénètre par une porte en anse de panier, quatre petites fenêtres en plein cintre l'éclairent.
La charpente en châtaignier en forme de carène de navire renversé est couverte en ardoise.
L'abside semi-circulaire est voutée en cul de four. Sur cette voûte on remarque les restes d'une fresque représentant le Christ en majesté. Au dessus de la fenêtre absidale, une inscription en latin (effacée aujourd’hui) rappelait que le Chapitre de Martin de Tours l'avait fait élever en l'honneur de Saint Laurent.
Tous les dimanches une messe basse était célébrée et le 10 août, jour de SAINT LAURENT, une assemblée se tenait près de la chapelle.
Le premier chapelain connu était Gilles GASTELBOIS (mort en 1579). Joseph Samson BLAIN prêtre à Veigné fut également chapelain de Saint Laurent des Bois (mort en 1747).
Les offices religieux cessent en 1767.
La chapelle étant désaffectée, son sanctuaire est pillé sous la révolution (le bénitier Renaissance, finement sculpté, se trouve en l'église de Chambray).
Saint Laurent, situé sur le domaine de THORIGNY fut vendu en 1791 par le seigneur de ROHAN alors ruiné. Au cours du XIXème siècle la chapelle servit de métairie.
Les propriétaires se succédèrent, durant la deuxième guerre mondiale les allemands occupèrent même la chapelle et l'a transformèrent en écurie et poste de guet.
En 1957, les frères COLLAS, propriétaires de l'époque, vendirent le domaine à M.Gérard PROOST (belge) qui en découvrant la maison de l'ermite, la chapelle et son histoire ainsi que la forêt s'attacha à redonner vie à ce lieu.
La restauration commença, le clocheton sera remplacé par un clocher pignon, le contrefort droit reconstruit, les couvertures refaites...
En 1960 une messe sera célébrée par son frère Albert et un ami Firmin Plissart.
On effectue de nombreuses plantations, un cèdre, un séquoia, deux pins de Provence et en forêt plusieurs variétés de résineux... c'est le renouveau.
Mais Gérard PROOST dut se battre.
En effet, il alerta différents ministères, des élus, les Sites Historiques, les Beaux Arts pour sauvegarder ce domaine menacé par le tracé et la construction de l'autoroute A10.
En 1973, la CHAPELLE SAINT LAURENT fut classée à l'Inventaire des Monuments Historiques. Elle fut sauvée grâce à l'amour que portait son propriétaire à ce lieu à la fois mystérieux et magique.
Lors des JOURNEES DU PATRIMOINE, ce domaine est ouvert au public et vous pouvez, sous la lumière d'une fin d'été, vous promener à pied sous les arbres aux mille essences et découvrir cette petite chapelle Vindinienne.

chapelle

MANOIR DE LA BELLE JONCHERE

MANOIR DE LA BELLE JONCHERE

Propriété privée.
Le domaine regroupait « la Petite Jonchère, la Grande Jonchère» et faisait partie de la terre de Saint Monegonde de Tours. En 1070, le moine Sulion fit donation de la terram de Junchéria, à l'abbaye de Cormery.
Rebaptisé « Belle-Jonchère » par Alexandre Lefebvre de La Falluère vers 1600, le manoir fut enjolivé de nouvelles lucarnes à fronton et de deux élégants pavillons à la Mansart.
L'ensemble des constructions forme un quadrilatère. Au sud et à l'est se trouvaient l'habitation seigneuriale, au nord la ferme, puis à l'ouest, à l'abri du mur d'enceinte, la cour d'honneur fermée par une grande grille et un portail.
Les quatre tourelles donnent à cet édifice toute son ampleur.
La première au nord-ouest de l'habitation était occupée avant la Révolution par une chapelle (signalée dans le PV d'expertise du 23-10-1790)  En 1776 on y relève « autel avec pierre sacrée, plafond bois, deux vitrages en plomb monté sur verges de fer et un tableau de la Vierge et l'enfant ».
La seconde située à l'angle des deux ailes de cette demeure servait de colombier. Un acte la décrit ainsi « Fuye de pied, garnie de pigeons, ayant trente-trois pieds de diamètre sur vingt-cinq pieds de hauteur... », d’une capacité de 1600 « boulins » (trous afin que les pigeons s’y retirent).
Vers 1820 cette tour abrita un second oratoire.
Au XVIIème siècle toutes les fenêtres comportaient des meneaux en pierre. Au rez-de-chaussée, ils ont été remplacés par des huisseries à petits carreaux (signalés en 1790).
Les belles lucarnes ont été restaurées et on retrouvé leur croisée de pierre avec fronton demi-circulaire sculpté. A l'intérieur de la partie centrale de la demeure subsistent deux belles cheminées en pierre.
Les premiers seigneurs connus de la Belle Jonchère appartenaient à la Famille de MAILLE, propriétaire du château de la Guéritaulde tout proche. Pendant près de deux siècles, pas moins d'une quinzaine de propriétaires se sont succédés mais n'occupèrent pas ce manoir qui était transformé en ferme.
En 1988 Monsieur et Madame de CHOISEUL deviennent propriétaires du château de LA BELLE JONCHERE et s'attachent à le restaurer en lui redonnant son aspect d'antan.
C'est sur la route qui mène de Veigné à Saint Branchs que vous pouvez apercevoir cette majestueuse demeure flanquée de ses quatre élégantes tourelles.
Manoir Inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1950.

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CHÂTEAU DE COUZIERES

CHÂTEAU DE COUZIERES

Propriété privée.
Lorsque les feuilles d'automne ont laissé la place aux branches dénudées, vous pouvez apercevoir de la route d'Esvres sur Indre, au flanc du coteau de la rive droite de l'Indre, le manoir. Cette demeure abrita les joies et les peines, voire les intrigues de personnages célèbres de l'histoire de France.
Le plus ancien seigneur connu serait Jacques de Thaix, conseiller et chambellan du roi Charles VII. Les deux tours cylindriques et les douves en eau qui protègent l'entrée sud-ouest seraient les vestiges d'une forteresse du XVème siècle.
Le 5 mars 1598, Hercule Mériadec de Rohan, duc de Montbazon, achète ce domaine attiré par le charme du parc aux multiples sources d'eau vive et transforme la demeure pour la rendre plus confortable que son donjon.
A l'instigation du Cardinal de Richelieu, Hercule accueilli dans cette demeure discrète.
le 5 septembre 1619, le roi LOUIS XIII et sa mère Marie de MEDICIS (assignée à résidence à Blois) en vue d'une réconciliation.
Au dessus de l'entrée centrale de la demeure sur la cour, une plaque de marbre rappelle cette réconciliation.
Le 7 septembre 1947, les habitants de Veigné, sur un scénario de leur Chanoine Robert FIOT, ont reconstitué dans le parc du château la réconciliation royale. En septembre 2009, lors de l'exposition au Moulin « Veigné autrefois », ce fait historique vous a été présenté et les visiteurs ont pu découvrir les pages originales du journal « Point de vue » de 1947 et les photos originales des acteurs vindiniens en costumes d'époque.
Sous les ombrages du parc, une grotte est décorée de pilastres. La cour arrière du château est ornée d'un bassin circulaire Renaissance portant les initiales de François 1er et de Louise de Savoie.
Entre les deux tours, le bâtiment fut agrandi au XVIIème siècle par un pavillon qui abritait une chapelle. Au dessus du fronton triangulaire de la porte subsiste une niche à statuette. De part et d'autre, s'ouvre une fenêtre étroite dont la clef porte une tête d'angelot surmontée d'un tympan courbe. De jolies lucarnes de pierre à ailerons ornent les toits très pentus.
En façade Est, au dessus d'une terrasse à large escalier est apposée une plaque de marbre gravée aux armes des Rohan.
A l'intérieur de la tour Nord-Est, une pièce a gardé ses boiseries intactes avec les portes de la bibliothèque, épousant les angles arrondis et ses parois portant les attributs de la chasse, une magnifique œuvre d'ébénisterie.
Au niveau supérieur était la chambre de la jeune duchesse de Montbazon (Marie de Bretagne seconde épouse d'Hercule de Rohan) avec sa petite alcôve, sa cheminée de marbre noir, son parquet à panneaux et sa porte dérobée...une légende est attachée à la mort de la duchesse et à l'abbé Rancé.
Le château fut profondément modifié et mis en valeur au cours des siècles, et ce jusqu'au XXème par de nombreux propriétaires successifs.
Un arrêté du 29 juin 1950 a inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques les façades et toitures du château et des communs, les boiseries de la bibliothèque, le bassin de la cour d’entrée, le jardin avec ses sculptures, sa grille ainsi que les douves.

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DOMAINE DE LA TORTINIERE

DOMAINE DE LA TORTINIERE

Propriété privée.
L'Histoire de la Tortinière et de ses environs commence dès l'époque romaine.
Le chemin qui part de l'entrée du parc et longe le mur de la propriété en direction de l'Indre fait partie du tracé de l'ancienne voie romaine qui menait de Tours à Montbazon.
Il portait le nom de "Chemin blanc", sans doute à cause des pierres calcaires qui le composaient. Il aboutissait à la Courtille et continuait vers Sorigny sous le nom plus récent de "Chemin des Bœufs gras".
Le XVIème siècle est en Touraine une période heureuse et prospère. Ce fut sans aucun doute à cette époque que l'on construisit la première Tortinière rustique et massive quoique flanquée de deux tourelles.
Le rôle des Fiefs de Touraine nous indique que le domaine appartenait en 1562 à Jean Forget de Villedieu "sire de la Tortinière" qui fut Maire de Tours en 1599.
En 1638 il passe entre les mains de la famille Compain qui le garde jusqu'à la fin du XVIIème siècle. C'est une famille de soyeux, Tours étant à cette époque une des capitales de la soie.
La Tortinière passe ensuite successivement entre les mains des familles Raymond, Roujou et Petit.
Louis-Denis Petit du Chastenay, Inspecteur à la poudrerie du Ripault vend en 1845 la Tortinière à Françoise Bastard et c'est le 2 mars 1861 que Pauline Dalloz (veuve d’Armand Dalloz, auteur du précis du Code Civil).
Ce fut en 1866 qu'à la gentilhommière succéda l'actuel Château construit par Pauline Dalloz. Ce bâtiment de style Renaissance a su s'inspirer à la fois de quelques chefs-d'œuvre de l'époque (Azay-le-Rideau par exemple) et des solides principes de construction du XIXème siècle.
Le petit pavillon de la cour d’honneur, ancienne closerie, date de la fin du XVIIIème S.
Jacquemin-Bellisle qui fut l'architecte de la Tortinière est issu d'une longue lignée d'architectes qui ont conçu l'Hôtel-Dieu de Tours, le Palais de Justice et reconstruit la Cathédrale.
Mme veuve Dalloz avait mis en concurrence deux paysagistes Prosper Jolly et Eugène Bühler pour l'aménagement du parc. Elle a établi un panachage des deux projets et de nombreux arbres aux essences variées ont été plantés. Une orangerie semi-souterraine fut créée et c'est dans un écrin de verdure que le château, tel que vous pouvez le voir aujourd’hui, fut construit.
Puis Louise Désirée Dalloz, mariée à Albert de Rigny héritera du domaine et redonnera vie à cette propriété un peu engourdie en y accueillant enfants et petits-enfants.
Un de ses fils, Roger, sans enfant, vendra le domaine en 1924.
Cette propriété connaîtra une succession de propriétaires.
En 1954 M. et Mme Capron l'acquirent pour la transformer en hôtellerie l'année suivante. L'ainée de leur fille, Denise Olivereau-Capron veillera durant 40 ans au bien-être de ses hôtes.
En 1989, son fils Xavier et son épouse Anne, lui succèdent.
Tous deux sont très attachés à ce que le domaine, le château ainsi que les nombreuses dépendances gardent leur authenticité.
Ils y perpétuent un service de qualité qui fait la renommée de ce Château Hôtel Restaurant de charme.
Faits historiques concernant La TORTINIERE:
La reddition de la ville de Tours aux allemands pendant la guerre de 1870, fut signée dans le salon aux meubles de citronnier, aujourd'hui disparus. Durant cette même guerre, passèrent par la Tortinière en mars 1871 le neveu de Guillaume Ier, Frédéric Charles, ainsi que Frédéric III, Roi de Prusse et futur Empereur d'Allemagne. Durant la seconde guerre mondiale, l'Etat Major allemand s'y est installé.
La Tortinière accueilla quelques personnalités comme Georges Pompidou (alors président de la république), Valéry Giscard d'Estaing…, quelques écrivains et acteurs connus.

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MANOIR DE TAFFONNEAU

MANOIR DE TAFFONNEAU

Propriété privée.
Un joli ruisseau venu de St Branchs coule dans une petite vallée aux rives boisées pour se jeter dans l'Indre. Il porte le nom d'une gentilhommière appelée en 1560 « Taphonneau ».
Cet ancien fief signalé en 1440 relevait du château de Montbazon.
Une petite forteresse au Moyen Age : portail voûté, deux étages dont le dernier servait de poste de guetteur. De vastes bâtiments servaient de bergerie, écuries, étables. Trois tours séparées par un corps de toits avec mur, fermaient ce manoir. La chapelle appelée « Chapelle de la Chaume » était située face au château.
Vers 1868, César Bacot entreprit de nombreuses transformations. La chapelle fut détruite (le bénitier se trouve dans l'église de Veigné).
Avril 1871, M. Lebreton de Vonne (Maire de Saché) devient propriétaire. Il fut mortellement blessé en Juillet lors d'élections législatives.
Importante et radicale rénovation en 1874 par Maître SCOUMANNE (riche notaire à Tours) époux de Joséphine MOURRUAU.
Les corps de bergerie, étables, maison du fermier furent rasés. Le vieux portail vouté muré et transformé en boulangerie.
Les Corps de garde et écuries démolis.
Les trois tours séparées font place à un jardin d'agrément.
L'intérieur du château est restauré en style de l'époque XIXème. Toutes les ouvertures sont remaniées. Une importante ferme est édifiée.
Dans le parc, deux statues datant de la même époque sont placées devant le château, elle proviennent de l’ancienne gare de Tours démolie (Œuvres d'un sculpteur réputé, D. Mahlknecht).
L'une représente le Commerce et l'autre avec ses gerbes de blé, symbolise l'Agriculture. Les bornes de l'allée proviennent également de Tours, où elles décoraient le boulevard Heurteloup, probablement aux abords de la gare autrefois nommée « embarcadère ».
C'est cette propriété que vous découvrez et qui appartient toujours à la famille MOURRUAU dont l'un des leurs connu une fin tragique.
Pierre MOURRUAU qui, durant la dernière guerre mondiale, cachait des containers parachutés fut arrêté, torturé et fusillé au camp de Parcay-Meslais le 9 août 1944.
Une croix du souvenir a été placée en lisière du bois de Taffonneau en son hommage.

taffoneau

LE PONT SAINT JOSEPH

LE PONT SAINT JOSEPH

Situé (Route de Veigné à Montbazon) dans une zone marécageuse, au confluent du Mardereau et de l'Indre, à la limite du territoire de Montbazon, ce pont à trois arches est conservé  de l'époque médiévale, hormis son parapet, refait en béton au XIXe siècle et orné en 1933 d'une statue de Saint Joseph.
Les vestiges d'un lavoir subsistent en contrebas.
De l'autre côté de la route, se dresse le Chêne de l'Effondrée, planté vers 1620, afin de remémorer l'endroit où fut découvert le corps d'Yves de Kervanec.

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CHÊNE DE L'EFFONDREE

LE SPECTRE DU CHÊNE DE L'EFFONDREE

Septembre 1619, un grand événement se préparait à Montbazon et à Couzières.
Sous l'influence de Richelieu, la reine mère MARIE DE MEDICIS, sortie de son exil imposé par le roi LOUIS XIII, son fils, se rendit en Touraine en vue d'une réconciliation avec ce dernier.
Hercule de Rohan, Duc de Montbazon, proposa son château de Couzières pour cette entrevue secrète.
Parmi les seigneurs figurait un jeune et élégant chambellan du roi, Yves de KARVANEC.
Sa fiancée, Renée du BREIL, demoiselle d'honneur de Marie de Medicis, était arrivée au donjon de Montbazon.
Ce jeune homme plein de fougue souhaitait retrouver sa fiancée.
Une nuit, il scella son cheval et se dirigea de Couzières vers le château de Montbazon.
Mais pour cela il fallait franchir le ruisseau du MARDEREAU, peu profond mais entouré de marécages.
Le jeune cavalier n'a jamais rejoint sa belle.
L'année suivante, un laboureur nommé GAYGNIER passait sur le ponceau du Mardereau (passage en guise de petit pont), surpris par une odeur nauséabonde qui émanait des roseaux, il découvrit le cadavre d'un jeune homme et celui d'un cheval.
Il décida de planté un jeune chêne face au marais fatal.
Dans les temps jadis, il était dit que par les belles nuits de septembre, le fantôme d'un cavalier passait silencieusement près du chêne.
Ce lieu où disparu Yves de Karvanec portera le nom de l'EFFONDREE.
Vérité ou belle légende romantique ?
Au centre bourg de Veigné, empruntez la rue Jules Ferry vers Montbazon, sur votre droite, avant le petit pont Saint Joseph, vous verrez ce chêne qui, malgré son grand âge, donne encore de l’ombrage aux promeneurs.

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MANOIR DE FONTIVILLE

MANOIR DE FONTIVILLE

Propriété privée que vous pouvez apercevoir de la route d'Esvres et qui surplombe la vallée de l'Indre.
Jadis au nom de « La Mauritière » appelée « Maison des Terrasses » sur un plan des lieux dressé en 1797.
Le site fut occupé par une ferme dépendante du château de Couzières (situé à quelques centaines de mètres en haut du coteau).
En 1845, Benjamin VOISINE de La FRESNAYE construisit l’actuel château au milieu du parc boisé et le rebaptise « FONTIVILLE » (Fontis Villa, domaine des sources) mais il détruisit le manoir de L’Ardannière qui ornait l’extrémité du parc.
La construction de l’édifice en tuffeau blanc a subi les outrages du temps, mais nous pouvons admirer les lucarnes avec fronton.

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LA LEGENDE DE LA DAME BLANCHE

LA LEGENDE DE LA DAME BLANCHE

Au château de COUZIERES.
Marie d'Avaugour ou Marie de Bretagne (1610-1657), fille de Claude d'Avaugour, Comte de Vertus, épouse le 5 mars 1628 Hercule de Rohan, Prince de Guéméné, duc de Montbazon (veuf) de 42 ans son aîné.
Cette nouvelle épouse, très belle, fut complice de nombreuses intrigues à la cour du roi, voire même de complots politiques (la Fronde) et d'après ses contemporains elle n'était pas un modèle de vertu.
Cette duchesse de Montbazon mourut à peine âgée de cinquante ans, le 28 avril 1657 à Paris (et non à Couzières), d'une rougeole putride.
Cette mort fait entrer dans la légende l'abbé de Rancé, son dernier amant, qui était très épris de sa belle duchesse.
L'on raconte que le menuisier du village du fabriquer à la hâte le cercueil de la duchesse, mais la défunte était de grande taille, le cercueil fut trop petit.
Le temps était trop court pour se remettre à l'ouvrage, il fallu séparer la tête du reste du corps.
Stupeur de l'abbé de Rancé lorsqu'il entra dans la chambre de la belle et trouva la tête déposée négligemment.
Perdu dans la douleur il prit la tête et se réfugia dans son abbaye de La Trappe (dans l'Orne) La légende dit « que depuis plusieurs siècles, les soirs de pleine lune, le fantôme de la Dame Blanche erre dans les bois de Couzières comme une âme en peine à la recherche de son crâne... »

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MANOIR de BEAUPRE

MANOIR de BEAUPRE

Propriété Privée, Inscrite aux Monuments Historiques le 6 Février 1991.
Il fut construit vers 1643, par la famille LEBEAU (originaire d'Amboise) mais le manoir connaitra de nombreux propriétaires. Beaupré et le Moulin de Roulecrottes (actuel « Moulin Fleuri ») faisaient partie d'un même domaine celui du Puy d'Artigny.
De 1749 à 1956, ce manoir fut relégué au rang de simple ferme. Dès 1912 François Joseph SPORTUNO dit « Coty », parfumeur et milliardaire parisien, devint propriétaire du domaine.
Dès 1956, d'autres propriétaires se succèderont à BEAUPRE; Guiraud, Dupas, Huillier, entre autres.
Le 28 juin 1989 M et Mme BOUCHENARD vont l'acquérir et y entreprendre une importante restauration.
Le MANOIR de BEAUPRE est situé sur la rive droite de l'Indre, prendre la D 87 vers Monts. Puis, il convient d'emprunter une petite route vers le Moulin Fleuri. Sur votre droite une allée ombragée et bordée de bornes du Château de la marquise de Pompadour à Ménars (Loire et Cher) vous conduit à la grande grille qui protège la demeure.
A l'Ouest et à l'Est, deux corps de bâtiments forment une équerre.
Le toit à la Mansart, sur charpente en bateau de Loire, est percé sur la façade nord par trois belles lucarnes de pierre à fronton arqué.
Au nord, l'accès principal se fait par un escalier-perron de style néo-Louis XVI, provenant de la démolition de bâtiments locaux. Subsistent, le vieux puits, le bassin et une statue.
Les communs sont plus récents. Le sol des anciennes écuries est encore partiellement constitué de rondins en bois posés verticalement.
L'escalier sud en pierre (refait entièrement à l'ancienne) permet de dégager l'accès à une cave sous la totalité du logis. Entre les solives du plafond apparaît le torchis en terre glaise sur lattis.
A l'intérieur, deux cheminées monumentales du XVIIème à pieds droits et double corniches. (une plaque de cheminée est datée de 1647)
Un « potager » en pierre servait à mijoter les repas par un foyer rempli de braises.
Dans le hall d'entrée, un bel escalier de bois à balustres tournés avec pans de bois, permet d'accéder aux appartements de l'étage Mansart.
La restauration à l'identique de cet escalier (origine d'un hôtel particulier du baron du Saussay à Tours) est en cours.
Monsieur BOUCHENARD est très attaché à l'aspect originel de cette propriété qui ne manque pas de charme et qu'il restaure depuis de nombreuses années, avec passion.
En lisière de ce domaine, les futurs travaux de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) risquent fort d'entacher ce havre de verdure.

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EGLISE SAINT MAIXENT

EGLISE SAINT MAIXENT

Du haut de sa flèche de pierre près de neuf siècles vous dominent ! Le clocher de Veigné, daté par les archéologues des environs de 1140-1160, est le plus ancien édifice de la commune, dûment classé aux Monuments Historiques en 1961, d'un type ''en mître'' caractéristique de la Vallée de l'Indre puisque les églises de Courçay et d'Esvres en possèdent de forme similaire, également construits en meulière.

Le reste du sanctuaire a, hélas, été rebâti en 1873-1875 en style néo-roman par le spécialiste du genre, le prolifique architecte diocésain Gustave Guérin, qui n'a fait que reprendre ici les mêmes plans que pour la cinquantaine d'églises qu'il éleva en Indre-et-Loire, en étant assisté d'Albert Bataille, architecte à la même date du Grand Moulin voisin, et de l'abbé Pierre Sorin en personne, curé de Veigné à cette époque.

Le fier coq gaulois en cuivre, trop fragile et assez abîmé, qui surmontait le clocher a dû être récemment descendu et fort heureusement mis à l 'abri à l'entrée de la nef. Il y côtoie ainsi deux bénitiers anciens : l'un en granit du XVIème siècle rapporté en 1960 de la chapelle du manoir de Taffonneau et ayant sans doute servi à l'origine de mortier ou de mesure à grains ; l'autre datant vraisemblablement du XVème siècle.

Plus modernes, on remarquera également les deux monuments aux morts, celui des Poilus tombés pendant la Première Guerre mondiale et la plaque dédiée aux six Vindiniens victimes des nazis.

Quant aux dix vitraux, de belle qualité, sortant de la célèbre manufacture Lobin de Tours en 1880-1881, ils illustrent les vies des patrons de la paroisse : saint Maixent (ou Messan comme on écrivait jadis selon la prononciation locale), saint Roch (qui a droit, de plus, à sa statue placée sur l'un des autels secondaires) et saint Charles, offert par la famille Vergé.

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MAISON CHUPEAU DE LA ROCHE

MAISON CHUPEAU DE LA ROCHE

Unique ''maison bourgeoise'' du centre-ville, cette belle demeure d'époque Louis XV mériterait plutôt le qualificatif d'hôtel particulier de par ses origines aristocratiques. C'était en effet la résidence, dans les années 1780, de Vincent Chupeau de La Roche, commensal de la Maison du Roi, lieutenant de louveterie de la Couronne et fils du sous-gouverneur du château royal du Plessis-lès-Tours. Sa veuve épousera en 1793 le dernier seigneur de La Guéritaulde tandis que son fils, allié à la famille du préfet Godeau d'Entraigues, deviendra maire de Veigné en 1830-1845.
Un tel ''pedigree'' valait bien d'être souligné en quelques lignes !

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LA CROIX MATHIEU

LA CROIX MATHIEU

Il faut toujours lever les yeux lorsque l'on flâne dans un méandre de ruelles moyenâgeuses ; alors peut-on découvrir, au coin d'une maison toute quelconque, un élément de ''petit patrimoine'' telle cette pittoresque croix métallique – prudemment protégée au fond d'une niche grillagée. Bien que récente (mais remplaçant la statuette en bois d'un ange dont la légende qui s'y rapportait est aujourd'hui oubliée) cette Croix-Mathieu où la Vierge repose auprès du coeur de Jésus est une illustration de cette coutume fort répandue partout en France, et à toutes les époques, de dresser ainsi une croix à un carrefour (comme celle à l'angle du chemin des Boeufs-Gras et de la route de Chambray érigée vers 1935 près du château de Fontiville) lieu de rassemblement pour la procession des Rogations.

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LA CROIX AUX JEAUX

LA CROIX AUX JEAUX

Celle-ci, par contre, a une toute autre origine que religieuse. Implantée initialement au carrefour entre les routes de Saint-Branchs et de Tauxigny où elle était mentionnée depuis plus de deux siècles, cette Croix-aux-Jeaux a dû être récemment déplacée d'une vingtaine de mètres pour des raisons d'urbanisme. Elle avait été reconstruite en Septembre 1955 par M. et Mme Vergé, propriétaires du château voisin de La Guéritaulde, en mémoire de leur fils Gérard, mort au camp de Buchenwald après avoir été arrêté à la frontière espagnole en tentant de rejoindre le Général de Gaulle.
Une autre croix similaire, proche du manoir de Taffonneau, est quant à elle dédiée à Pierre Mourruau, responsable local de la Résistance, fusillé par la Gestapo en Août 1944.

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LA POMPE A BRAS

LA POMPE A BRAS

La manufacture des Pompes Bodin, créée à Bléré au milieu du XIX ème siècle, aura tellement produit ce genre de modèles qu'on en rencontre partout – et pas seulement en Indre et Loire ! Bien utile à la population lorsque l'eau courante ne distribuait pas encore chaque maison particulière, cette pompe à bras est alimentée par une canalisation la reliant à la Fontaine-Rouillée, source jaillissant au bout de la rue des Rangs, tirant son nom de sa haute teneur en fer.
Les almanachs locaux conseillaient encore, dans les années 1870, sa consommation pour guérir – ou du moins soulager – les maux d'estomac...

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